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Pitoyable élection au Conseil d’Etat de Neuchâtel October 31, 2010

Posted by Sacha in Français, Regional.
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Après le pitoyable épisode Hainard – l’adulescent qui croyait bénéficier de super-pouvoirs – c’est dans une continuation de ton qu’a eu lieu ce week-end l’élection de son remplaçant. Pitoyable.

Nous avons donc vu défiler une brochette de 8 candidats dont la plupart n’ont absolument ni les compétences ni un programme digne d’une élection d’une telle importance. Pire: les partis au pouvoir n’ont pas jugé nécessaire de faire appel à quelque ténor actuellement en mandat à Berne afin d’apporter une solide compétence à un exécutif totalement déstructuré, et donc d’augmenter nos chances de re-crédibiliser ce qui peut l’être du canton de Neuchâtel. Les partis au pouvoir n’ont pas été au niveau de la situation.

Après ce premier tour, nous nous retrouvons donc avec deux candidats en lice:

  1. Le premier, sans aucune expérience à un exécutif politique, avait la tâche ingrate de représenter le parti qui s’était lamentablement illustré dans la défense de Super-Hainard. Le casting du parti avait probablement déterminé qu’il fallait un candidat qui ne change pas radicalement la donne au Conseil d’État (pas de deuxième Alpha dominant!) tout en étant suffisamment sympathique pour séduire l’électorat. Et hop, voici que je sors la carte du sympathique vigneron bedonnant, proche de la terre, proche des réalités (car entrepreneur), proche des Hommes et cui-cui font les oiseaux dans le ciel – pour les compétences on verra plus tard.
  2. Le second était président de la CEP, la commission d’enquête censée faire la lumière sur les agissements de M. Hainard et qui, soudain!, s’est déclaré une vocation pour le poste de celui sur lequel il était censé enquêter le plus objectivement du monde. Deux choses l’une: soit i) M. Erard avait ce plan en tête depuis le début et cette stratégie n’est absolument pas éthique et devrait donc automatiquement le discréditer, soit ii) cette vocation lui est véritablement venue durant sa présidence de la CEP et une telle inaptitude à l’anticipation politique prouve qu’il ne dispose pas des compétences permettant de gérer l’exécutif d’un canton.

Pour qui voter au second tour? Un soldat de plomb ou une personne inapte à anticiper (dans le meilleur des cas – sans éthique dans le pire des cas)?

Ce qui ont finalement perdu le plus de crédibilité dans cette affaire sont les partis politiques. Habitués à leur petits arrangements entre partis, ils se sont probablement mis d’accord afin de ne pas changer l’équilibre des forces politiques au gouvernement: si M. Grosjean ne fait pas de grosse bourde durant la campagne, il sera parachuté Conseiller d’État. Les apparences seront sauves, les électeurs auront voté. Cependant, les partis ne se rendent probablement pas compte de la perte de crédibilité qu’ils s’infligent en opérant de la sorte. Les électeurs ne sont pas stupides, aucun candidat ne les satisfait vraiment, mais c’est le seul repas réchauffé qui leur a été servi par leurs baillis. Alors ils s’exécutent semi-contraints ou s’abstiennent, tous certainement frustrés. Et un jour, ils voteront en masse pour un parti d’une extrême populiste quelconque – et les partis historiques nous chanteront le refrain de l’ingrate perte de crédibilité des politiques face au peuple…

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Comments»

1. Daniel E. - October 31, 2010

Intéressant, comme analyse! mais je ne suis pas tout à fait d’accord par rapport au fait qu’ “une issue paraissait comme une évidence”. L’issue en question, c’est bien la démission de l’ancie Conseiller, n’est-ce pas? Rétrospectivement, elle semble aller de soi, mais elle ne l’était pas au début, en tout cas pas pour moi!

2. Daniel E. - November 1, 2010

Intéressant, cette analyse. Mais à mon avis, elle souffre d’un phénomène qu’on pourrait appeler “après, on sait toujours mieux”. Quand la CEP a été mise sur pied, rien ne permettait d’anticiper avec certitude que Hainard allait démissionner. Longtemps, cela me semblait même assez improbable.

Ceci dit, certains (dont M. H.) ont apparemment assez habilement fait naitre un doute sur la sincérité du second candidat. Évidemment: celui-ci peut être sans éthique ou inapte. Mais dire qu’il doit nécessairement être l’un ou l’autre ne me semble pas légitime!

Bien amicalement,
D.

3. Sacha - November 5, 2010

Salut Daniel,

Pour moi, c’est assez simple: même si tu les considères fines, les chances que Hainard se fasse virer existaient clairement.

A partir de ce moment-là, lorsqu’il a accepté ce poste de Président de la CEP, M. Erard ne s’est-il pas posé la question de l’implication de cette responsabilité? En temps, en effort, en impact politique, etc.? J’espère qu’il l’a fait et qu’il n’a pas simplement pris cette décision à la légère. Et donc, lors de cette réflexion, il n’aurait pas imaginé pouvoir être intéressé à concourir au Conseil d’Etat si une telle éventualité s’offrait à lui? Une décision d’une telle importance? Je n’y crois pas une seconde. Ou alors c’est vraiment de l’amateurisme. De l’amateurisme? Oui, finalement c’est très possible…

Meilleures salutations,

sacha


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